Mirbeau,
Octave, journaliste, romancier et dramaturge français, né
à Trévières (Calvados) le 16 février 1848,
décédé à Paris le 16 février 1917.
Après des études médiocres, notamment au collège
des jésuites de Vannes, doù il fut chassé
dans des conditions plus que suspectes, et le traumatisme de la guerre
de 1870, quil fit dans les rangs des moblots de lOrne, il
renonça à une carrière notariale et fuit lennui
mortifère du bourg percheron de Rémalard, pour suivre
à Paris le leader bonapartiste Dugué de la Fauconnerie,
dont il devint le porte-plume et qui lintroduisit à LOrdre
de Paris. Pendant douze ans, « prolétaire de Lettres »,
il mit sa plume au service de la réaction, collaborant successivement
à LOrdre, à LAriégeois, au Gaulois
et à Paris-Journal. En 1883, pour le compte du banquier Edmond
Joubert, il dirigea pendant six mois un hebdomadaire de combat au petit
format, Les Grimaces, où il se chargea de dénoncer les
scandales de la République, mais cèda malencontreusement
aux sirènes de lantisémitisme le plus stupide et
odieux, comme ne manqueront pas de lui rappeler les antidreyfusards
de la Libre parole pendant lAffaire. Après une expérience
amoureuse dévastatrice et une retraite de sept mois à
Audierne, en 1884, il entama sa rédemption par le verbe et mit
tardivement sa plume au service de ses idéaux : idéaux
esthétiques (il fut le chantre de Monet, Rodin, Cézanne
et Pissarro, il révèla Van Gogh, Camille Claudel, Maillol
et Utrillo) ; idéaux littéraires (il lança Maeterlinck,
Marguerite Audoux et Léon Werth, défendit Goncourt, Barbey
dAurevilly, Léon Bloy, Léautaud, Guillaumin et Charles-Louis
Philippe) ; idéaux politiques (il se rallia officiellement à
lanarchisme en 1890 et ne cessa de prendre la défense des
humiliés, des opprimés et des sans-voix, contre toutes
les forces sociales qui les écrasent, les mutilent et les tuent
: la famille, lécole, lÉglise, larmée,
lusine, le capital financier et le système politique faussement
républicain).
Parallèlement à cette carrière de journaliste à
linfluence redoutée, Mirbeau entama tardivement une carrière
littéraire sous son propre nom, après avoir rédigé
comme « nègre » une douzaine de romans et de recueils
de nouvelles. Il publia successivement les Lettres de ma chaumière
(1885), Le Calvaire (1886), où il transpose sa liaison avec une
certaine Judith, LAbbé Jules (1888), roman dostoïevskien,
Sébastien Roch (1890), où il traite dun sujet tabou,
le viol dun adolescent par un jésuite, Dans le ciel (1892-1893),
roman pré-existentialiste sur la tragédie de lartiste,
inspiré de Van Gogh, Le Jardin des supplices (1899), où
il amalgame des textes de nature et de style fort différents,
Le Journal dune femme de chambre (1900), son roman le plus célèbre,
traduit dans une vingtaine de langues, et Les 21 jours dun neurasthénique
(1901), montage dune cinquantaine de contes. Dans ses deux dernières
uvres narratives, La 628-E8 (1907), dont lhéroïne
est son automobile, et Dingo (1913), dont le héros nest
autre que son chien, il rompt totalement avec le modèle réaliste
du xixe siècle et ouvre la voie à la modernité.
Il triompha également au théâtre, où il donna
une tragédie prolétarienne sur un sujet voisin de celui
de Germinal, Les Mauvais bergers (1897), six Farces et moralités
(représentées entre 1894 et 1904 et recueillies en volume
en 1904), et deux grandes comédies de murs et de caractères,
créées à la Comédie-Française après
deux batailles remportées de haute lutte : Les Affaires sont
les affaires (1903), dénonciation de laffairisme triomphant,
où apparaît un personnage dune force et dune
actualité étonnantes, Isidore Lechat, et Le Foyer (1908),
qui stigmatise la « charité-business » et lexploitation
économique et sexuelle des enfants.
Bien que son rôle dans lAffaire ait été longtemps
occulté, Mirbeau fut un des premiers dreyfusards, et un des plus
actifs. Il fut peut-être celui qui incarne le mieux « lintellectuel
» engagé tel quil se définit alors : un personnage
qui met à profit sa notoriété et son impact médiatique
pour servir une cause éthique, celle de la Justice et de la Vérité,
sans être pour autant ni un expert, ni un militant, ni un politicien
suspect dambitions personnelles, donc sans prétendre apporter
la vérité révélée, sans pratiquer
la langue de bois, et sans la moindre aspiration à exercer le
pouvoir. Cest peut-être aussi pour cela quil fut un
des très rares à être restés fidèles
jusquau bout à leurs principes et à avoir toujours
manifesté amitié et estime à Alfred Dreyfus.
Et pourtant, lengagement dreyfusiste de Mirbeau navait rien
dévident, tant le capitaine Dreyfus semblait incarner tout
ce que détestent les anarchistes : il était un militaire
sans état dâme ; il était riche et appartenait
à une classe dindustriels accusés de sucer le sang
des ouvriers ; il était culturellement un bourgeois, cest-à-dire,
pour Mirbeau, un philistin honni et méprisé ; et il était
juif, et donc faisait partie de cette oligarchie agissante et cosmopolite
dont, en 1883, le polémiste dénonçait « linvasion
» dans les colonnes des Grimaces. Pour sengager dans la
bataille révisionniste, il a donc fallu que Mirbeau, non seulement
se convainquît de linnocence de Dreyfus, ce qui ne se fit
quassez tardivement, dans le courant de lannée 1897,
grâce à une visite du compagnon Bernard Lazare, mais aussi
et surtout quil le dépouillât de tout caractère
de caste, de classe, de race et didéologie, afin de ne
plus voir en lui quun innocent, victime dune monstrueuse
forfaiture, et dont lépreuve avait fait « un Homme
» digne dadmiration, comme il le lui écrira en 1907,
au lieu dune brute galonnée.
Son engagement fut à la fois « impulsif et raisonné
», comme il lécrivit de celui de Zola. « Impulsif
», car, pour qui a une âme de justicier, la souffrance de
linnocent est insupportable et suscite une « pitié
douloureuse » qui est le moteur de laction. « Raisonné
», parce quil obéit à deux types de mobiles
rationnels : les uns dordre éthique, la défense
de la vérité et de la justice contre tout ce qui les menace,
dans le droit fil des combats menés par Mirbeau depuis le grand
tournant de 1884-1885 ; les autres dordre politique, la défense
des valeurs républicaines menacées par les brutes épaisses
du « patriotisme » homicide, et la démonstration,
par la même occasion, de la faillite de la République conservatrice
et de la nécessité dune République sociale.
Ce fut naturellement dans la presse que Mirbeau, journaliste le mieux
payé et le plus efficace de lépoque, mena lessentiel
de son combat dreyfusiste. Son premier article parut dans Le Journal,
quotidien à très fort tirage, le 28 novembre 1897
soit deux jours seulement après lentrée en lice
dÉmile Zola , dans la septième et dernière
livraison du feuilleton dialogué « Chez lIllustre
Écrivain » ; dentrée de jeu il oppose le souci
de la « justice », proclamé par un jeune poète,
à la défense de lordre social par des écrivains
arrivés, pour qui la condamnation de Dreyfus, même innocent,
« est une question de vie et de mort pour la société
et les admirables institutions qui nous régissent ». Au
lendemain de « Jaccuse ! », il prit linitiative
de la deuxième pétition révisionniste, qui parut
dans LAurore à partir du 16 janvier 1898 et qui situe au
plus haut niveau lenjeu de la bataille : ... « la nation
tout entière est intéressée au maintien des garanties
légales ». Bridé au Journal dEugène
Letellier un des modèles dIsidore Lechat ,
pour qui on ne saurait discuter de la chose jugée, Mirbeau dut
attendre août 1898 et son entrée à LAurore
pour poursuivre, avec larme de sa plume, la grande bataille dreyfusiste.
Dans ses deux premières contributions au quotidien de Vaughan
et Clemenceau, qui paraissaient en Premier-Paris, il lança un
appel à lalliance de tous ceux pour qui il était
vital de pousser « un cri immense de protestation » : dune
part, les intellectuels, écrivains, professeurs, artistes, philosophes
et savants, qui ont pour devoir de « défendre le patrimoine
didées, de science, de découvertes glorieuses, de
beauté, dont ils ont enrichi le pays, dont ils ont la garde »
; de lautre, les prolétaires, qui doivent écouter
Jaurès, la « grande Parole », plutôt que Jules
Guesde, le « mauvais berger », et comprendre quil
y va de leur intérêt de classe à long terme de ne
pas se soumettre « à la domination factieuse de larmée
» en laissant supplicier un innocent qui est leur frère.
La défense de la civilisation contre la barbarie doit aller de
pair avec la lutte pour la justice sociale ; travailleurs intellectuels
et travailleurs manuels ont objectivement les mêmes intérêts,
les mêmes ennemis et les mêmes objectifs.
Dans la cinquantaine darticles qui parurent jusquau 22 juillet
1899 (dans LAurore, mais aussi dans Le Journal du Peuple, quotidien
anarcho-dreyfusiste de Sébastien Faure et organe de la Coalition
révolutionnaire), à la veille du procès de Rennes,
Mirbeau mena ce que Yannick Lemarié appelle une « guerre
de communication ». Il entreprit, dune part, de marteler
ses convictions, pour ébranler les indécis, renforcer
les rangs des convaincus, et entretenir la flamme quand la situation
nincitait guère à loptimisme, lors même
quil était sans illusions sur les hommes et les institutions
; et, dautre part, de disqualifier et de vouer au ridicule qui
tue tous ceux qui, par sottise, par lâcheté, par intérêt
de corps ou de classe, ou par conviction prétorienne, nationaliste
ou antisémite, se faisaient les auxiliaires zélés
ou les complices hypocrites des factieux et qui protégeaient
un traître avéré, Esterhazy, pour mieux accabler
un innocent. Il recourut avec prédilection à linterview
imaginaire et à larme de lironie, qui permettent
de faire dire ouvertement à lennemi ce quil pense
sans doute in petto, mais se garderait bien de proclamer. Et il sattaqua
tout à la fois au haut État-Major, notamment Mercier et
Boisdeffre ; aux politiciens républicains anti-dreyfusards, modérés,
tels que Méline ou « le compagnon Charles Dupuy »,
ou radicaux, tel Cavaignac ; aux nationalistes, tels que Lucien Millevoye
ou Déroulède ; aux magistrats liberticides tels que Mazeau
; aux journalistes et aux magnats de la presse, tels quArthur
Meyer, son ancien patron, ou Ernest Judet, qui véhiculaient le
mensonge et la diffamation ; au « triolet » de prétendus
« experts » graphologues qui firent condamner Dreyfus ;
et à la vieille aristocratie pourrie qui rêvait de restaurer
« le Roy ». En les démasquant, en faisant craquer
le vernis de respectabilité qui les rendait intouchables aux
yeux du plus grand nombre, il aida à dessiller les yeux des aveugles
volontaires et dun électorat crétinisé. Il
fit aussi peu à peu apparaître aux hésitants que
les factieux, cétaient les antidreyfusards, et non les
révisionnistes, et il contribua ainsi à promouvoir une
large alliance, allant de lextrême gauche anarchiste et
socialiste, pour qui la bataille dreyfusiste était une occasion
rêvée pour renverser lédifice vermoulu de
la République conservatrice, aux politiciens républicains
modérés, qui commencèrent tardivement à
seffrayer de la perspective dun coup dÉtat
militaire et dun retour de la monarchie.
Mais lintervention de Mirbeau ne se limita pas à ses articles
de LAurore :
Il participa régulièrement aux réunions
dreyfusardes informelles dans les bureaux de LAurore et ceux de
la Revue Blanche.
En février 1898, tous les jours il accompagna Zola au
Palais de Justice de Paris, pendant son procès, et lui servit
de garde du corps ; il restera en contact avec lui pendant son exil,
et lui rendra visite à Londres au début février
1899 ; en son absence, il rencontrera souvent Alexandrine Zola pour
lui apporter son soutien moral. Il agira de même avec Picquart
après son incarcération. De même, au même
moment, il répondit à lenquête de La Critique,
affirmant trouver « lattitude de Zola admirable »
et ladmirer « sans réserves » (no 71, 5 février
1898).
En avril 1898, il prit linitiative dun Livre dHommage
des Lettres françaises à Émile Zola, qui parut
le 19 juillet et où il évoqua « un matin chez Émile
Zola ». De même, il préfacera lHommage des
artistes à Picquart, qui paraîtra le 16 février
1899.
En août 1898, il paya de sa poche, au percepteur de Versailles,
les 7 555 francs 25 centimes de lamende infligée à
Zola lors de son deuxième procès (le 7), et il obtint
de Joseph Reinach, jadis vilipendé, et avec qui il se réconcilia,
40 000 francs donnés de la main à la main, le 23, et destinés
à payer une autre amende de Zola, condamné pour diffamation
des pseudo-experts, et à éviter la saisie de son mobilier
(qui aurait dû avoir lieu le 11 octobre).
Le 22 octobre 1898, il signa lappel de la Coalition révolutionnaire
à « disputer la rue » aux « bandes réactionnaires
et liberticides » et à faire échouer le «
coup de force » qui « se prépare ».
Il participa à de nombreux meetings et réunions
publiques dreyfusistes dont certains organisés par la
Coalition révolutionnaire , à Paris le plus souvent,
mais aussi en province : le 11 octobre (Bourse du Travail), le 2, le
17, le 23 et le 28 novembre, le 1er, le 3, le 8, le 9, le 10, le 14
(au théâtre Moncey), le 15, le 16, le 17, le 22 (à
Toulouse) et peut-être aussi le 29 décembre 1898, le 5
janvier 1899 (à la Maison du Peuple), le 8 (à Orléans),
le 14 (à Toulouse), le 15 (à Corbeil), le 24 et le 27
janvier (au théâtre Moncey), le 11 février (à
Rouen), le 5 (à Arras) et le 6 avril (banquet pour la liberté
de la presse), peut-être le 25 (à Avignon) et le 26 avril,
sans doute le 10 mai et le 8 juin, et enfin le 10 juin (soirée
en lhonneur de Picquart) et le 11 juin (manifestation de Longchamp).
Malgré sa paradoxale timidité face à un vaste public,
il lui arriva souvent de prendre la parole et parfois de présider.
Comme envoyé spécial de LAurore, il assista
à la totalité du procès de Dreyfus à Rennes,
où il arriva le 5 août 1899 ; il participa aux réunions
des intellectuels dreyfusards à lauberge des Trois Marches,
et signa avec eux, le 9 septembre, la lettre ouverte à Alfred
Dreyfus où ils sengagaient à « rester fidèles
à la cause de la justice et de la vérité ».
Il signa lessentiel des protestations dreyfusardes : la
première protestation (1ère liste) et la deuxième
(1ère liste) de janvier 1898, lAdresse à Zola de
février, la souscription pour offrir une médaille à
Zola (4e liste du Siècle et des Droits de lHomme), la protestation
en faveur de Picquart (1ère liste), la souscription « pour
propager la vérité » (2e liste), lAdresse
à Dreyfus (11 septembre), le monument Zola (26e liste de LAurore)
et il fit partie, en 1908, du Comité du monument Lazare (1908).
Enfin, les deux grands romans qui parurent pendant lAffaire,
bien que rédigés bien avant, sont reliés à
lactualité et portent témoignage de lengagement
dreyfusiste du romancier. Le Jardin des supplices, publié en
juin 1899, est ironiquement dédié « aux Prêtres,
aux Soldats, aux Juges, aux Hommes qui éduquent, dirigent, gouvernent
les hommes », et le « Frontispice » est la reprise
dun article de LAurore sur la « loi du meurtre »,
illustrée notamment par le comportemnt homicide des nationalistes.
Quant au Journal dune femme de chambre, qui sortit en juillet
1900 et qui fut victime, comme jadis Sébastien Roch, de la conspiration
du silence de la grande presse, il est situé au cur de
lAffaire, entre septembre 1898 et juillet 1899, et comporte des
portraits démystificateurs des nationalistes, notamment le jardinier-cocher
Joseph, et des antidreyfusards de toutes obédiences. Mais ces
deux fictions révèlent un profond pessimisme, bien différent
de loptimisme obligé de certains articles de LAurore
destinés à galvaniser les lecteurs.
Ce pessimisme ne manquera pas dêtre renforcé par
la suite des événements : les fissures, puis les divisions
qui vont opposer les anciens combattants de la Vérité
et de la Justice ; le peu de souci de lhomme Dreyfus manifesté
par la quasi-totalité des dreyfusards ; lévolution
de LHumanité, quotidien socialiste auquel Mirbeau collaborera
pendant six mois, en 1904, et qui deviendra lorgane dun
parti ; et surtout lappétit de pouvoir de ses anciens compagnons
Georges Clemenceau et Aristide Briand qui, au gouvernement, mèneront
une politique en totale opposition avec les valeurs éthiques
du dreyfusisme. Limprécateur Mirbeau, au contraire, restera
fidèle à ses valeurs cardinales.
Bibliographie : Sur Mirbeau en général : Pierre Michel
et Jean-François Nivet, Octave Mirbeau, limprécateur
au cur fidèle, biographie. Paris, Séguier, 1990
; Pierre Michel, Les Combats dOctave Mirbeau. Annales Littéraires
de lUniversité de Besançon, 1994 ; Pierre Michel,
no spécial dEurope, mars 1999 (pp. 1-140) ; et sept numéros
des Cahiers Octave Mirbeau, 1994-2000.
Sur Mirbeau et lAffaire : Octave Mirbeau, LAffaire Dreyfus.
Paris, Séguier, 1990, préface de Pierre Michel et Jean-François
Nivet, [recueil des articles de Mirbeau sur lAffaire] ; Gérard
de Lacaze-Duthiers, « Sur Octave Mirbeau », La Critique,
15 octobre 1899 ; Séverine, « Mirbeau à Rennes »,
Les Cahiers daujourdhui, no 9, 1922, pp. 105-108 ; Jean-François
Nivet, « Octave Mirbeau et laffaire Dreyfus », Les
Cahiers Naturalistes, no 64, 1990, pp. 79-101 ; Pierre Michel, «
Octave Mirbeau : de lantisémitisme au dreyfusisme »,
Mil neuf cent, no 11, 1993, pp. 118-124 ; Jean-François Nivet,
notice « Octave Mirbeau », in Michel Drouin, LAffaire
Dreyfus de A à Z, Paris, Flammarion, 1994, pp. 250-254 ; Pierre
Michel, « LOpinion publique face à lAffaire,
daprès Octave Mirbeau », Actes du colloque de Tours
sur Les Représentations de laffaire Dreyfus dans la presse
en France et à létranger, Littérature et
nation, no hors série, 1995, pp. 151-160 ; André Hélard,
« Mirbeau vu par la presse rennaise pendant le procès de
Dreyfus », Cahiers Octave Mirbeau, no 3, 1996, pp. 221-227 ; Pierre
Michel, « Octave Mirbeau dreyfusard » Le Monde, 27 janvier
1998 ; Philippe Oriol, « Trois lettres inédites de Mirbeau
à Alfred Dreyfus », Cahiers Octave Mirbeau, no 5, 1998,
pp. 175-179 ; Yannick Lemarié, « Octave Mirbeau, lAffaire
et la littérature de combat », Cahiers Octave Mirbeau,
n° 7, 2000, pp. 95-108.
Pierre Michel